l'ardoisière PDF Imprimer Envoyer

caractéristiques de l'ardoise de caumont

Les schistes sont des argiles feuilletées et durcies que l'on rencontre dans les massifs usés. La situation limitrophe du Massif Armoricain explique la formation de schistes ardoisiers à Caumont.

L'ardoise de Caumont était remarquable et reconnue supérieure à celle de l'Anjou. D'un bleu plus clair, elle était plus agréable à regarder, son grain plus serré, et le son était plus franc, plus sonore. L'expérience de son utilisation prouvait qu'elle durerait 150 ans sans s'exfolier ni se détériorer. Elle résistait aux intempéries de la région, à la tempête, à la grosse grêle et aux gelées des hivers rigoureux.

exploitation des Carrières anciennes

Deux petites carrières étaient exploitées depuis longtemps mais à une petite échelle et dans des conditions difficiles. En 1856, la production était insuffisante pour satisfaire les besoins en ardoise des localités de la contrée.

L'extraction du schiste à une profondeur de 28 à 30-35 mètres était onéreuse car elle nécessitait l'emploi d'une force motrice pur aspirer les eaux de pluies et de sources, monter les roches et les déblais. Les chevaux étaient utilisés.

Mais en 1855, une machine à vapeur fut mise en service. Le Sieur Levalley Duperroux obtient l'autorisation de faire usage de cette machine dans la Carrière, du Sieur Elie Constant et Mathieu Marie, sise Commune de Caumont.

Toutefois, les propriétaires qui n'avaient pas les moyens suffisants pour rentabiliser leur entreprise, ont échoué. Les frais d'extraction à plus grande profondeur devenaient considérables, les ouvriers n'étaient pas suffisamment qualifiés pour ce travail. Par ailleurs les voies de communication n'étaient pas suffisamment ouvertes pour la commercialisation du produit.

création d'une Société en Commandite

Compte tenu de sa finesse et de sa beauté, l'Ardoise de Caumont demeurait un produit d'une grande ressource et de très bonne qualité. L'on savait qu'il était souhaitable d'exploiter les bancs inférieurs de la Carrière, car l'Ardoise était encore plus fine et de meilleure qualité.

nouveau procédé d'exploitation

Il fallait trouver un autre mode d'extraction moins onéreux. Monsieur du Fayel, ancien marin, propriétaire, domicilié à Caumont, créé en 1857, une Société en Commandite qui fait l'acquisition du coteau et d'une petite vallée où aboutissaient les terrains ardoisiers. "L'Ardoise est dans une position parfaitement verticale ce qui faciliterait son extraction".
Cette nouvelle situation présentait un avantage typographique. L'exploitation ascensionnelle était possible. Les ateliers seraient à ciel ouvert. Une pente de 8 cm 5 par mètre sur toute la longueur de la propriété permettait l'écoulement naturel des eaux.

Plus de frais d'ascension des matériaux et d'aspiration des eaux donc plus de chevaux, plus de machine à vapeur pour ces travaux. Plus d'arrêt de travail des ouvriers en raison des pluies qui interdisaient l'accès à la Carrière durant plusieurs semaines.

commercialisation

Ainsi, dans la région, l'ardoise d'Angers ne serait plus utilisée. Le produit serait commercialisé non seulement dans la contrée mais dans les départements voisins. La commercialisation du produit était facilitée par l'existence de nouvelles voies de communication.